Site officiel de la mairie de Melle en Deux-Sèvres

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Détail de l'Église Saint-Hilaire : le cavalier

Melle est dotée de trois églises romanes remarquables, dont l'ensemble est nommée "La Triade Romane". Ces trois églises au caractère singulier s'intègrent parfaitement au paysage urbain.

EGLISE SAINT-HILAIRE

Vue de l'église Saint Hilaire au petit matin

Inscrite au Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’UNESCO, l’église Saint-Hilaire, dont la construction remonte à la fin du XIe et au début du XIIe siècle, se situe hors les murs de la ville sur le chemin des pèlerins en route vers Saint-Jacques-de-Compostelle.

 Elle constitue l’un des monuments les plus achevés du roman poitevin, se distinguant notamment par le caractère et la diversité des structures de sa nef. A l’extérieur, le chevet à déambulatoire et chapelles rayonnantes aux proportions parfaitement équilibrées, est longé par les rives de la Béronne, que l’on franchissait à gué.

A la partie sud, endommagée par un incendie et restaurée au XIXe siècle, répond une façade nord qui possède une vingtaine de chapiteaux d’origine où monstres, êtres fantastiques et végétaux d’une remarquable finesse de style s’y côtoient. L’ornementation sculpturale se révèle abondante et riche avec, en particulier, le Christ entouré de trente personnages du portail intérieur sud, disposition rare dans la région.

Quant à la célèbre statue équestre de la porte latérale nord, élément classique des églises poitevines, elle figurerait le seigneur de Melle protecteur de la population, représenté sous l’allégorie de Constantin.

Depuis 2011, l’église Saint-Hilaire abrite un chœur contemporain en marbre blanc imaginé et dessiné par l’éco-designer Mathieu Lehanneur, dans le cadre d’une commande publique d’œuvre d’art.

En 2013, la ville de Melle a achevé les travaux de mise en accessibilité de l’église afin de garantir son accès au plus grand nombre. Le site est désormais accessible aux personnes à mobilité réduite.

EGLISE SAINT-SAVINIEN

 Eglise Saint-SavinienSaint-Savinien, la plus ancienne des trois églises de Melle, possède la particularité d’être édifiée dans l’enceinte du castrum féodal. Son chevet, notamment, repose sur les anciennes fortifications de la ville. On ignore tout du saint Savinien sous le patronage duquel est placée l’église. Il est certain, en revanche, qu’il ne s’agit pas du saint Savinien de Troyes, dont la scène du martyre est représentée sur une des piles du monument.

C’est en 1801 que l’édifice connut un destin peu banal. Il fut transformé en prison, pendant près d’un siècle et demi, perdant ainsi toute vocation religieuse. Les travaux de maçonnerie effectués pour l’occasion ont, à l’époque, fait peu de cas de son architecture. Les prisonniers ont laissé de nombreuses traces de leur passage, sous forme de graffiti gravés sur une porte.

Il aura fallu attendre les années 1960 pour que d’importants travaux de réfection soient réalisés et que Saint-Savinien retrouve sa véritable identité.
Après tant de péripéties, l’édifice accueille désormais de nombreuses manifestations culturelles et notamment la Biennale d’Art contemporain durant l’été ainsi que le Festival de Melle (musique classique et autres), chaque année, en mai-juin.

La création des vitraux de l’Eglise Saint-Savinien, visibles depuis 2012, a été confiée à l’artiste Rémy Hysbergue. Cette nouvelle commande publique a été initiée par l’Etat (DRAC) à la suite de celle de 2010. L’œuvre prend en compte le caractère épuré et noble de l’église, son passé sacré et son présent créatif.

EGLISE SAINT-PIERRE

Construite au début du XIIe siècle, l’église Saint-Pierre diffère de Saint-Hilaire par ses dimensions plus modestes, son harmonie dans les proportions et la moindre richesse de ses ornements. Son style est cependant fort intéressant, avec ses voûtes en berceau brisé et ses chapiteaux aux thèmes rares. Le portail latéral sud comporte ainsi des séries de sculptures représentant le Christ et les Evangélistes (sous leur forme animale) et des signes du Zodiaque.
Un des murs intérieurs accueille un tombeau fermé par une table de marbre noir, sur laquelle sont gravés quatorze vers latins. Cette sépulture est celle du fondateur d’une fête célébrée pendant des siècles : la Bachelerie, dont la tradition s’est poursuivie jusqu’à une époque récente.
 
La façade orientale, très sobre, tranche avec le chevet, la partie la plus remarquable de l’édifice, qui possède tout le répertoire roman sur ses chapiteaux et modillons.
Après avoir souffert des outrages du temps et de l’histoire, l’église a été l’objet d’importants travaux de restauration dans la seconde moitié du XIXe et du XXe siècles.

Vous pouvez y découvrir une importante collection d’épitaphes carolingiennes, qui sont des tablettes de marbre portant des inscriptions funéraires. Il semblerait que l’ensemble épigraphique découvert autour de l’église Saint-Pierre de Melle présente un caractère par son importance numérique, sa qualité matérielle et littéraire et son apport historique.

Une exposition intitulée « Un chemin de pierre : les épitaphes carolingiennes de Melle » leur a été consacrée en 2009.

Télécharger le catalogue de 2009 (PDF, 8 Mo)

 

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